Les études permettent d’évaluer à 20 000 personnes, parmi les Juifs de France, celles qui sont
contraintes de recourir à une association caritative ou à un service social communautaire.
Le plus inquiétant est qu’entre 1/4 et 1/3 d’entre eux, hommes, femmes, enfants, sont confrontés, au
quotidien, à des difficultés extrêmes pour se nourrir, se soigner, se loger. Y répondre est vital.
Votre don 2011 à l’Appel national pour la tsédaka sera utilisé pour agir, en priorité, par une action sociale de terrain, sur les problématiques suivantes :
Se surendetter pour manger
On enregistre une demande croissante des familles nombreuses en situation de précarité sollicitant
les structures caritatives en matière de restauration sociale. A titre d’exemple à Strasbourg, l’ASJ,
l’action sociale juive, a du augmenter de 12 % son budget alimentaire, essentiellement en raison
d’une demande de nourriture pour les enfants. A Paris, les associations Choulhan Lev, Mazone et
Ohr Shimshon Raphaël en font le constat sévère. L’association Maavar a vu augmenter de 50 % son
budget de restauration sociale.
Les familles monoparentales constituent la deuxième catégorie la plus touchée. Près de 30 % des
enfants bénéficiant d’une bourse cantine Latalmid, versée par le Fonds Social Juif Unifié, sont
issus de famille monoparentale. A Nice, au Casin, les familles monoparentales en grande difficulté
faisant appel à un soutien pour se nourrir représentent 15,30 % des appels à l’aide, toutes
situations confondues. Il en est de même dans toutes les régions de France.
Pas assez pour se soigner
De plus en plus de personnes sont juste au-dessus des minimas sociaux. Elles n’ont pas de
complémentaires santé et ne bénéficient pas non plus de la CMU. Se faire soigner devient trop
coûteux. Sont particulièrement touchées les personnes âgées.
A titre indicatif, les besoins identifiés par le Réseau Ezra, un réseau de proximité déployé par le Fonds
Social Juif Unifié, se répartissent comme suit : 44 % en dentaire, 29 % en ophtalmologie, 10 % en
orthodontie, 8 % en auditif, 8 % de besoins autres.
Affronter seul ses angoisses
On constate que 27 % des demandeurs d’aide vivent seuls, avec des problèmes graves de
santé, d’endettement, de budget précaire et de logement. Concernant les personnes isolées de manière
plus large, il ressort des rapports d’activité des CASI, comité d’action sociale israélite, à Marseille,
Nice, Lyon et Toulouse, que l’isolement, souvent lié à la perte d’emploi, s’ajoute dramatiquement aux
problèmes de santé, d’endettement et de logement.
Votre don à l’Appel national pour la tsédaka apporte au Fonds
Social Juif Unifié et aux associations sociales partenaires les moyens
d’aider efficacement sur le terrain, les plus fragiles et les exclus.